Gwendal Le Scoul, illustrateur

27 Mar

Gwendal, c’est le mec qui fait ça.

Et ça.

Il est pour ainsi dire assez bon, je dirais même qu’il envoie pas mal du lourd, pour utiliser le registre sémantique habituel de la critique d’art.

Breizh

Gwendal a une moustache mais il a 25 ans. Il vient de Bretagne, de Larmor-Plage précisément, près de Lorient.

Il a grandi sous la pluie, face à la mer. Dans ses dessins, ça se sent. « J’utilise presque tout le temps le même genre de tons, des couleurs froides qui viennent s’opposer à des rouges. Ce sont les couleurs de la Bretagne. Tout est plus ou moins bleuté, vert. J’ai du mal avec les couleurs chaudes. Si je venais de la côte d’azur, ce serait sans doute différent. »

Candeur surréaliste

C’est le terme qu’il emploie pour qualifier son style. « J’utilise des stéréotypes que je détourne. Au lieu de dessiner des yeux je vais te faire un bocal avec des poissons. » Ses illustrations sont pleines d’animaux, de molécules, de cellules, de vaisseaux : « un truc organique, métamorphe ». Métamorphe ? « Ca veut dire qui se transforme. » Ah merci c’est gentil.
Petit, il dessinait beaucoup d’animaux. D’ailleurs il me l’a dit : « Petit, je dessinais beaucoup d’animaux. Des dinosaures, la mer, les poissons. J’ai gardé ça aujourd’hui. J’avais 50 millions de dinosaures chez moi, énormément de legos aussi… »

L’illustration

Quand on est journaliste et qu’on voit un de ses textes publié dans une belle revue comme Dada ou Usbek&Rica, on reste parfois perplexe au moment de découvrir l’illustration qui accompagne l’incomparable chef d’œuvre qu’on a écrit. « Qu’est-ce que ce machin a à voir avec la choucroute ? » Exemple de question qu’il m’est arrivé de me poser. Pourquoi ?

Parce que, contrairement à ce que l’on pourrait spontanément penser, l’illustration n’illustre pas : « faut illustrer sans être illustratif », explique Gwendal, « sinon ça sert à rien, c’est redondant. Faut apporter quelque chose d’autre, compléter le texte. Illustrateur, c’est une mauvaise désignation en fin de compte. »

Quand il reçoit une commande, Gwendal commence par lire le texte : c’est rassurant. Enfin, quand il l’a, et c’est loin d’être toujours le cas. Ensuite, il s’en écarte et essaie de l’oublier, en ne travaillant qu’avec quelques symboles liés au thème de l’article. « Par exemple, pour un dossier sur les drogues, des pilules, des seringues… » Puis, il les utilise pour créer un univers qui est le sien, « mais il faut faire gaffe à pas te mettre trop en avant par rapport au texte. »

Travail

Les dessins de Gwendal, ils sont aussi chouettes à regarder que longs à réaliser.

« J’y passe beaucoup trop de temps, ils sont trop complexes. Je les fais sur Photoshop, avec une palette graphique. Comme tu peux zoomer à l’infini, je travaille en super petit. Une double page d’Usbek&Rica, ça peut me prendre 100, 150 heures. Sur une de celles que j’ai faites, il y avait 4000 calques. Dès qu’on me demandait un changement, c’était l’angoisse. » J’imagine.

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3 Réponses to “Gwendal Le Scoul, illustrateur”

  1. le kéké du 92 9 avril 2011 à 17 h 35 min #

    Ce site c du lourd, du très très lourd !!!!

  2. camille bouchi 9 avril 2011 à 17 h 48 min #

    Serieux, ce blog est vraiment trop frais ! les blogueurs doivent vraiment etre de grosses fraicheurs :p

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